Historique de l’allaitement maternel
Autrefois les bébés étaient allaités sans se poser la question. Il y a un peu plus de 100 ans, la première préparation commerciale pour nourrisson voyait le jour. En effet, en 1890, Nestlé met en marché un produit révolutionnaire : du lait de vache suisse additionné de sucre et de farine. Allaiter était maintenant perçu comme un signe de pauvreté. Ceux qui en avaient les moyens se payaient la préparation de Nestlé, et les plus riches engageaient des nourrices. À cette époque, un enfant sur quatre mourrait avant l’âge d’un an. Pour plusieurs d’entre eux, l’allaitement maternel aurait pu les sauver car la très mauvaise qualité de l’eau utilisée pour mélanger la préparation commerciale était bien souvent en cause.
Il est facile d’en venir à la conclusion que le lait maternel était tout de même réputé supérieur en qualité, puisque les plus riches engageaient des nourrices, souvent des voisines ou des femmes dont c’était le métier. Pour les nourrices en Europe, c’était chose courante d’avoir 6 à 12 bébés à la fois. Une de ces nourrices qui en ont fait un métier est même réputée pour avoir pris 2 bébés à l’âge de…72 ans!
Ce n’est pas parce que c’est à la mode que l’on entend parler d’allaitement maternel depuis quelques années. Les études prouvent la nette supériorité de l’allaitement maternel et les bienfaits à long terme pour la maman et son bébé.
L’Organisation Mondiale de la Santé, Santé Canada, le Collège des médecins, l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec, ainsi que plusieurs autres regroupements s’entendent : le bébé devrait être allaité exclusivement jusqu’à l’âge de 6 mois et l’allaitement devrait se poursuivre jusqu’à l’âge de 2 ans et au-delà.
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